Couronné champion du Monde pour la dixième fois, l’ingénieur Adrian Newey, de nationalité anglaise, est considéré comme l’un des directeurs les plus remarquables du monde de la Formule 1.

Son parcours de trente-cinq ans lui a permis d’imposer son jugement technique ; un jugement affiné au fil des années. Néanmoins, Adrian Newey, dans ses mémoires parues en français en octobre 2018 chez Talents Éditions, se montre assez intransigeant dans sa prise en dédain de la Porsche 911. Il confirme : « c’est une voiture horrible d’un point de vue dynamique, en raison de son moteur positionné derrière l’essieu arrière”.

La critique est habituelle. Mais, elle s’est apaisée au fur et à mesure que Porsche a œuvré pour remédier à ses inconvénients par la valorisation de son architecture « tout à l’arrière ». De fait, la réputation d’engin délicat à conduire vaut uniquement pour les 911 des trois premières générations, produites entre 1963 et 1988.

A l’encontre de l’uniformité, la Porsche 911 n’échappe pas aux idées répandues

Cette année de transition, constitue la première évolution en profondeur du dessin représentant l’ensemble des organes qui assurent la liaison entre la Porsche 911 et ses roues :

La rénovation de la 911 se précipite avec la naissance de la transmission intégrale permanente en 1991. Ainsi approuvée,  la 964 Carrera 4 s’érige comme la première 911 qu’un automobiliste non avisé est capable de mener à train d’enfer sans recourir au traditionnel « mode d’emploi Porsche ». Lequel est considéré comme un « manuel de survie » pour les éternels critiqueurs du “tout-à-l’arrière”. C’est avec  le contrôle électronique de la motricité et  son train arrière multibras que le type 993, admis en 1993, endure encore mieux les fautes de pilotage. En effet,  le vent de biais détériore moins le maintien de cap, le nez répond franchement au coup de volant et ne s’allège plus sur autoroute, alors que l’arrière ne chancelle pas quand un brusque lever de pied en virage aurait lieu. La 911 est devenue une auto presque comme les autres.

Dès ce moment, l’électronique a offert à chaque génération successive de la Porsche 911 la possibilité de tirer profit de l’essence de ses moteurs encore plus solides et de ses pneumatiques encore plus efficients. Par bonheur, le constructeur allemand a mis beaucoup de soin aussi bien au service du plaisir du conducteur qu’à la simplification de sa tâche. Il est tout à fait conscient que dans un monde occupé par des berlines surpuissantes et de sportives extrêmement efficaces, un moteur placé en porte-à-faux arrière, loin d’être un inconvénient, devient un véritable atout étant donné qu’il est unique. Cette unicité demeure le véritable attribut de la 911 ; même l’Alpine n’a pas pu renouer avec elle.

Malgré cela, éprouver de l’ennui en conduisant une 911 moderne est possible. Conduit avec lenteur, une simple Carrera se comporte comme n’importe quel véhicule allant à vive allure un tant soit peu sportif. Il est nécessaire d’atteindre une grande vitesse afin de sentir le balourd arrière et s’amuser à en contrer les effets du pied droit.  C’est d’autant plus vrai qu’en 2011, la 911 a assisté à l’allongement de ses essieux aux dépens de sa vivacité. Ce n’est pas accidentellement que Porsche a inséré, en 2015, les roues arrière directrices.

La descendance des 911 aurait du disparaitre avec la 911Turbo et la 911SC, induites à la sortie à la fin des années 1970 par le duo des Porsche 928 et 924 à moteur avant et boite arrière ( transaxle). Néanmoins, Porsche a repris en 1982 le développement de la 911 sous le désir qu’impose sa fidèle clientèle. Le modèle entre officiellement dans sa huitième génération, dite Type 992 ce Novembre 2018.

La Porsche 911 donne une nouvelle âme à la marque

Sans aucun doute, la nouvelle 911 veut être plus rapide et plus puissante que celle qui l’a précédée mais aussi numérique à travers l’introduction d’un écran tactile de 10,9 pouces toujours connecté au réseau des donnés mobiles. De ce fait, la navigation par satellite puise dans le nuage les données cartographiques. Pour ceux qui adorent s’évader dans la compagne, l’application “Porsche Road Trip”, offre la possibilité de mémoriser non seulement les plus jolies routes de France et d’ailleurs mais aussi les hébergements et les restaurants. Si vous êtes pressé, l’application “Porsche 360+” met à votre disposition un conseiller que vous pourrez consulter.

Subitement, l’expression partir à l’aventure prend un autre sens.

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