Un peu à l’instar d’une Volkswagen(première compacte à moteur 6-cylindres), la BMW Série 1 a marqué de son empreinte les années 2000. Lors de sa commercialisation en 2004, elle était la seule compacte de sa catégorie à offrir une architecture propulsion et une des rares à proposer des moteurs 6-cylindres. Le succès aidant, la gamme s’est diversifiée : carrosseries 3 et 5 portes, coupé, cabriolet… Il y en avait pour tous les goûts et pour tous les budgets.

La deuxième génération BMW Série 1 (F20) lancée en 2011 s’est attelée à corriger certains défauts du précédent opus, à l’instar de la finition, alors que la transmission intégrale faisait son apparition. Découvrons la toute dernière génération de BMW Série 1 (F40), uniquement disponible en 5 portes, avant que celle-ci soit sous le feu des projecteurs du Salon de Francfort 2019

Partir d’une feuille blanche

Unique sur son segment de par son architecture, la nouvelle BMW Série 1 rentre dans le rang. Les économies d’échelle ont eu raison de la dernière compacte à propulsion qui partage désormais sa plate-forme technique (baptisée UKL) avec les Mini et les “petites” BMW (Série 2 Active Tourer et X2). Pour répondre à ses détracteurs, le constructeur affirme qu’une majorité des clients de l’ancien modèle ne connaissaient pas sa spécificité. Soit !  

Que les aficionados se rassurent si son ramage change, la nouvelle Série 1 est reconnaissable au premier coup d’oeil. Néanmoins, son style évolue en profondeur. Le capot est légèrement raccourci, le bouclier est plus enveloppant et les galbes plus musclés

bmw                           bmw f40

  BMW F20                                                                                          BMW F40

Vue de l’arrière, la Série 1 (F40) fait davantage penser à un crossover, notamment à son grand frère le X2, avec ses traits plus étirés. Pourtant, la compacte de chez BMW est plus courte de 5 mm (4,32 m de long), mais plus large de 34 mm (1,80 m), ce qui lui confère un côté sportif visuellement réussi, même sur les versions les plus sages. 

Une traction avant à la sauce BMW

Fruit d’un développement long de 5 années, la nouvelle Série 1 est donc une traction voulue plus dynamique que la norme. Pour obtenir ce “caractère”, les ingénieurs lui ont greffé un différentiel à glissement limité ARB (de série sur M135i), dérivé de celui de la BMW i3s.

L’idée est de réduire le patinage des roues avant et de limiter le sous-virage, pour offrir aux plus sportifs d’entre-nous un comportement plus efficace, que ce soit sur route, mais aussi sur circuit. La technologie ARB sera associée au BMW Performance Control, qui améliore l’agilité grâce à une intervention dynamique sur les freins.

Une berline compacte plus logeable

Une majorité des acheteurs de BMW Série 1 se focaliseront sur les progrès en habitabilité, et ce malgré la réduction de l’empattement de 20 mm. La firme de Munich annonce des progrès à tous les niveaux, et notamment à l’arrière où l’espace aux jambes progresse de 33 mm, quant la garde au toit gagne 19 mm. Notons aussi que l’ouverture des portières à l’arrière gagne près de 8 cm et facilite grandement l’accès à bord. En revanche, l’imposant tunnel de transmission est toujours de la partie, malgré le changement d’architecture. La faute aux versions à transmission intégrale xDrive.

Ainsi, la Série 1 se repositionne face à ses concurrentes, d’autant que le volume du coffre revendique désormais 380 litre(+ 20 litres) jusqu’à 1200 litres. C’est mieux qu’une Mercedes Classe A (360 litres), mais nettement moins qu’une Peugeot 308 (420 l). Le coffre dispose également, et pour la première fois, d’une ouverture électrique en option.

L’instrumentation passe au numérique

Plus moderne et aérée, la planche de bord s’inspire de celle de la BMW Série 3. Les matériaux retenus sont ici plus valorisants et la technologie embarquée est enrichit. Si les versions d’entrée de gamme restent fidèles à l’instrumentation analogique, il est possible de s’offrir le BMW Live Cockpit Navigation Pro en option(de série sur Luxury, M Sport et M Performance), qui intègre une instrumentation 100 % numérique, associée à un système mutimédia tactile, les deux écrans affichant une taille de 10,25 pouces.Les versions d’entrée de gamme reçoivent un écran central de 8,8 pouces. Enfin, l’affichage tête haute en couleur de 9,2 pouces est disponible dans la liste d’options.

bwv f40

L’instrumentation digitale et l’écran tactile de 10,25” sont de série à partir de la finition Luxury.

Cette montée en gamme se concrétise aussi par l’intégration de nouveaux équipements, à commencer par le nouveau toit ouvrant électrique (optionnel), l’avertisseur de collision associé au freinage d’urgence (de série) ou encore l’assistant de changement de voie (de série).

Des équipements rares dans cette catégorie

La BMW Série 1 (F40) reçoit aussi des systèmes jusqu’alors réservés aux modèles supérieurs de la gamme. On pense notamment à l’assistant de marche arrière, qui permet à l’auto d’effectuer exactement le même trajet que celui emprunté, mais en marche arrière et sur 50 mètres. Bien utile si l’on s’engage mal dans une rampe de parking, et que l’on ne pense pas pouvoir s’en extraire sans froisser la belle carrosserie. La compacte munichoise peut aussi s’équiper de la BMW Digital Key, qui permet de verrouiller ou de déverrouiller sa Série 1 grâce à son smartphone.

Une gamme de motorisations connue

BMW Série 1 moteur

Excepté le nouveau 2.0 turbo de 306 ch, les autres blocs sont connus et répondent à la norme antipollution Euro6 d-temp. La Série 1 proposera cinq versions au lancement en 3 et 4-cylindres turbo : deux essence(118i 1.5 de 140 ch et M135i 2.0 de 306 ch) et trois diesel (116d 1.5 de 116 ch, 118d 2.0 de 150 ch et 120d 2.0 de 190 ch).

A noter que les M135i et 120d sont équipées d’office de la transmission intégrale xDrive et de la boîte automatique à huit rapports. Les autres versions sont disponibles avec la boîte manuelle à six rapports et la transmission automatique DKG7 (118i et 116d) ou à huit rapports (118d).

One Reply to “La F40 … Une traction chez la Bavaroise”

  1. jeremy

    Répondre

    Bonjour,
    Celui qui achetait avant une bmw sportive le faisait pour son 6 cylindres et son architecture propulsion!Mais comment diable un tel véhicule pourra se vendre??
    Bmw ne fait plus rêver les passionnés et cultive la ressemblance avec toutes ces compactes ennuyeuses…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Haut